Une association d'endormissement, c'est la condition dans laquelle l'enfant a pris l'habitude de basculer dans le sommeil. Certaines de ces conditions jouent en votre faveur, d'autres poussent le bébé à vous réveiller toute la nuit. Voyons comment distinguer les unes des autres et comment les remplacer.
C'est tout ce qui est présent au moment où l'enfant bascule dans le sommeil : le sein dans la bouche, le bercement, la main de maman, la tétine, le bruit blanc, l'obscurité, la gigoteuse. Le cerveau retient ces conditions comme le « décor du sommeil ». Le problème, c'est qu'au cours de la nuit nous remontons tous plusieurs fois presque jusqu'à l'éveil, entre deux cycles de sommeil. Et là, le cerveau vérifie : « le décor est-il en place ? ». Si la condition peut être recréée par l'enfant lui-même, le sommeil se poursuit. S'il faut un adulte pour cela, l'enfant se réveille et appelle.
| Exigent un adulte (réveillent la nuit) | L'enfant les reproduit seul (aident) |
|---|---|
| Tétée au sein ou au biberon jusqu'à l'endormissement | Le bruit blanc (il fonctionne toute la nuit) |
| Le bercement dans les bras | La gigoteuse |
| La promenade en poussette ou en voiture | L'obscurcissement de la pièce |
| La main de maman, la présence jusqu'au bout | Le doudou préféré (après un an) |
| La tétine que le parent remet en place | La tétine que le bébé retrouve seul |
La tétine est un cas limite. Tant que le parent la remet en place toute la nuit, c'est une association « nuisible » : l'enfant se réveille chaque fois qu'elle tombe. Mais dès que le bébé apprend à trouver et à remettre sa tétine seul (généralement vers 7–8 mois), elle passe dans la catégorie des « utiles ». Les options : disperser plusieurs tétines dans le lit, apprendre à l'enfant à l'attraper en journée sous forme de jeu — ou la retirer complètement si ces remises permanentes empêchent tout le monde de dormir.
Non. Le bruit blanc fait partie des associations « utiles » : il fonctionne toute la nuit sans intervention du parent, et l'enfant n'a pas besoin de vous réveiller pour le recréer. Il n'y a pas lieu de le supprimer. On n'appelle « nuisibles » que les appuis que l'enfant ne peut pas reproduire seul (le sein, le bercement, la main de maman).
Ce sont les intervalles entre les cycles de sommeil : à leur fin, le cerveau remonte presque jusqu'à l'éveil. Si l'enfant s'est endormi avec un appui qu'il ne recrée pas lui-même (le sein, le bercement), il constate à cette remontée que les conditions ont disparu et se réveille complètement. Remplacer cet appui par un appui autonome réduit en général fortement ces réveils.
Il n'est pas nécessaire d'arrêter complètement l'allaitement. Il suffit de séparer la tétée et le moment de l'endormissement : nourrir plus tôt dans le rituel et laisser l'enfant s'endormir sans le sein dans la bouche. Le sein cesse alors d'être « l'interrupteur du sommeil », et la nuit l'enfant ne vous réveille pas pour téter à chaque cycle.
Le doudou comme association de sommeil est sûr et utile après un an. Avant un an, il ne doit y avoir aucun objet étranger dans le lit (risque pour la respiration) — à cet âge, mieux vaut confier le rôle de « repère » à la gigoteuse et au bruit blanc.
Baby Sleep Planner adapte le plan à votre enfant dès 4 jours de journal : il calcule les fenêtres d'éveil et l'heure du coucher d'aujourd'hui selon son âge et selon son propre rythme. Les premières observations sur l'enfant apparaissent à partir de 10 jours, l'analyse des changements de rythme à partir de 14.
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